Les énergéticiens et gaziers de Normandie ont décidés de tout mettre en œuvre pour réussir une grande manifestation régionale avec les usagers mardi 25 mai à Flamanville à 10h30 à l’ancienne cantine de la mine

Publié le 12 mai. 2021
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Démantèlement d’EDF, de General Electric, désintégration d’Engie, acquisition de filiales d’EDF par Dalkia et sa filiale Dalkia Electrics,  interdiction du gaz dans les nouvelles constructions, fermeture de la centrale du Havre,  … 

Démantèlement d’EDF, de General Electric, désintégration d’Engie, acquisition de filiales d’EDF par Dalkia et sa filiale Dalkia Electrics,  interdiction du gaz dans les nouvelles constructions, fermeture de la centrale du Havre,  … 

Les entreprises du secteur de l’énergie vivent des heures sombres. La FNME-CGT demande une stratégie claire pour la pérennité des entreprises, nationalisées comme privées, un programme de lutte contre la précarité énergétique et l’égalité d’accès au Service Public de l’électricité, pour tous et partout sur le territoire.

Pour satisfaire la Commission Européenne, l’Élysée a imaginé une réforme de la structure capitalistique du groupe EDF : « le grand EDF » et le démantèlement du Groupe ENGIE par le Plan CLAMADIEU plan qui consiste à sectionner le Groupe en 2 grandes filiales ; NEW ENGIE (Engie conservera les infrastructures, la production d'énergies renouvelables, la maintenance et la performance énergétique. La partie infrastructure intéresse grandement les fonds de pension et la partie stockage, négoce, ENR... étant dans la ligne de mire du groupe Total. Ainsi le distributeur de gaz GRDF et son transporteur GRTGAZ seront ouverts à la privatisation) et BRIGHT (destinée à être mise en vente ou cédée en bourse). La RE2020 est la future réglementation environnementale qui vise à supprimer le gaz comme énergie dans les logements neufs à partir de juin 2021 et dans les logements collectifs à partir de juin 2024. Cette décision met à mal notre énergie alors que des investissements sont réalisés pour verdir le gaz, que les solutions gaz sont les moins couteuses à l’investissement et à l’utilisation. Quid de la précarité énergétique lorsque les foyers ne pourront pas entretenir réparer ou renouveler leurs pompes à chaleur…. Quid des pointes hivernales pour les réseaux et la fourniture d’électricité.   La filière compte plus de 100 000 emplois aujourd’hui menacés.

Par ce texte, le Gouvernement place le gaz comme énergie carbonée bien qu’il demeure une composante incontournable d’un mix énergétique équilibré. Si cette réglementation venait à être appliquée, la consommation de gaz diminuerait, entrainant hausse des prix, méfiance des consommateurs qui se tourneraient alors vers d’autres énergies et technologies, mise en difficulté des professionnels du gaz (infrastructures, commercialisation, services liés au gaz), baisse de l'investissement dans le gaz vert et l'hydrogène. Cela assombrirait considérablement l’avenir de la filière gaz et l’avenir d’ENGIE tout simplement ! De plus cela mettrait les réseaux électriques en souffrance car non adaptés !

Comme si cela ne suffisait pas il y a les fermetures des centrales au charbon, le Havre dernièrement, ne permettant plus au RTE de pouvoir assurer un équilibre sur le réseau (achat d’électricité à prix fort en Allemagne qui produit au charbon 6 fois polluant que nos ex-centrales à charbon) avec des conséquences désastreuses sur le bassin de l’emploi Le sort réservé aux énergies renouvelables (ENR) et à la distribution d’électricité (Enedis), logées dans une filiale « verte » dont environ 30 % du capital serait mis en bourse : Enedis considérée comme très rentable et les ENR, un secteur économique d’avenir, seraient donc isolées et livrées aux marchés financiers GRT, GRDF et Enedis (EDF vert) sont les entités qui rapportent le plus actuellement à leurs maisons mères à travers les tarifs d’acheminement payés par les consommateurs (l’ATRD pour le gaz et le TURPE pour l’électricité) il ne fait aucun doute que le véritable but est de privatiser les profits et de socialiser les pertes.

La volonté de l’Etat de récupérer du cash accompagné par les entreprises en cédant le premier pilier du modèle Français fera exploser ce monopole  pourtant essentiel au maintien de la péréquation tarifaire à laquelle les citoyens sont très attachés.

Les nombreuses entreprises prestataires qui travaillent pour ce secteur seront également fragilisées par cette restructuration, qui à terme vont générer des emplois précaires dû à l’incertitude des contrats, voir des suppressions de postes ou même d’entreprises.

Ce qu’il faut comprendre : Le nucléaire et son démantèlement futur resterait au secteur public, et les activités les plus juteuses aux investisseurs privés. Scinder en plusieurs entités, c’est oublier ce qui a fait le succès de la grande entreprise intégrée EDF : la maîtrise de la chaîne de production d'électricité de l'amont à l'aval. Diviser l’entreprise conduirait à créer de nouvelles lourdeurs, une contractualisation constante des échanges entre entités à tous les échelons de la chaîne. Et donc in fine un renchérissement du coût de l’électricité pour le consommateur.

La FNME-CGT ne veut pas de cet archétype financier proposé, car ce modèle est clairement un abandon total du secteur de l’énergie au profit du monde de la finance, bien loin des missions de Service public, de l’intérêt général et des valeurs républicaines inscrites dans la loi de nationalisation du 8 avril 1946. Pourtant il y a des solutions qui permettent de garantir à la France un Service public de l’Énergie, ancré sur des valeurs républicaines, garant de l’autonomie stratégique de la France et en adéquation avec nos engagements pour la lutte contre le réchauffement climatique. La FNME-CGT demande des mesures immédiates telles que la réévaluation du prix de l’AReNH à une valeur permettant de couvrir les coûts et la recapitalisation du Groupe EDF.

La FNME-CGT propose son Programme Progressiste de l’Energie  avec un service public de l’énergie qui répond aux besoins des citoyens et des solutions pour  nationaliser l’ensemble du secteur de l’énergie (gaz et électricité). Ce programme est une garantie pour que le secteur continue à faire des bénéfices permettant ainsi d’investir dans les futurs programmes de recherche et assurer le financement des démantèlements et propose une TVA à 5,5 pour tous.

La FNME-CGT organise le rapport de force en faveur de l’avenir du service public de l’énergie.

Action régionale le 25 mai à Flamanville - 10H30 à l’ancienne cantine de la mine. Nous vous attentons toutes et tous (citoyens, élu.e.s et salariés) pour refuser ce projet néfaste.

D’autre choix s’imposent portons-les ensemble, c’est possible !

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