FILIERE AUTOMOBILE en Normandie - L’avenir de la filière automobile française doit être débattu avec les salariés, les populations et les élus politiques !

Publié le 24 mai. 2021
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FILIERE AUTOMOBILE en Normandie L’avenir de la filière automobile française doit être débattu avec les salariés, les populations et les élus politiques ! INVITATION LE MARDI 01 JUIN 2021 Salle des fêtes DO RAI MI à RAI (61) près de l’AIGLE Ces dernières décennies, Renault, PSA et les principaux fournisseurs imposent à tous les pans de la société une stratégie exclusivement financière...

FILIERE AUTOMOBILE en Normandie

L’avenir de la filière automobile française doit être débattu avec les salariés, les populations et les élus politiques !
INVITATION LE MARDI 01 JUIN 2021
Salle des fêtes DO RAI MI à RAI (61) près de l’AIGLE

Ces dernières décennies, Renault, PSA et les principaux fournisseurs imposent à tous les pans de la société une stratégie exclusivement financière. Dans cette conception néolibérale, les entreprises n’ont pas vocation à concevoir et à fabriquer des voitures soucieuses de l’environnement pour répondre aux besoins de mobilité des populations…

Leur stratégie financière vise exclusivement « la création de valeur » au service des actionnaires et des dirigeants de l’entreprise.

Leur stratégie produit s’inscrit dans ce mode de pensée : vendre des voitures à fortes marges fabriquées dans des pays à faible niveau social pour générer ainsi des taux de profitabilité aux ambitions illimitées.

La R&D, la conception, la fabrication… sont alors au service exclusif de la rentabilité court-termiste.

Pour les mêmes raisons, les constructeurs ont imposé la diésélisation du parc automobile sans les investissements nécessaires pour des moteurs plus propres et le développement de grosses voitures aussi polluantes qu’inaccessibles pour une grande partie de la population.

Les externalisations et délocalisations d’une part croissante des activités de la filière automobile française génèrent des fermetures de sites et des milliers de suppressions d’emplois.

Au prétexte de sauvegarder certains sites et les emplois qui n’ont pas été encore supprimés, les salariés sont le plus souvent contraints d’accepter une baisse drastique de leurs conditions sociales (salaire, prime, temps de travail…) pour espérer garder leur emploi pour un temps court. La mise en concurrence des salariés français avec ceux des pays les plus démunis socialement est désormais monnaie courante.

C’est une catastrophe sociale et environnementale rendue possible parce que les gouvernements qui se sont succédé et une part importante d’élus locaux ont accompagné et promu les directives des entreprises. Ils leur accordent en continue des millions de fonds publics sans un seul instant se soucier de leur utilisation.

Tout comme les dirigeants du CAC 40, un niveau de marge maximale est devenu la seule référence par de nombreux élus politiques (nationaux et locaux).

Sans concertation aucune avec les salariés et leurs représentants syndicaux, les autorités politiques ont décidé de généraliser au cours de la prochaine décennie le tout électrique sans prendre en considération toutes les conséquences et les données du problème.

Le patronat de la filière automobile française s’engouffre dans cette voie et en profite pour poursuivre les délocalisations pour ne conserver en France qu’une part des activités liées aux véhicules électriques.

Et là encore, aucun débat n’a eu lieu sur la réalité des pseudos vertus du « tout électrique » avec de l’argent public qui continue de couler à flot. Sachant que le véhicule électrique n’est qu’une solution parmi d’autres.

Les entreprises s’exonèrent des dégâts sociaux et environnementaux considérables qui avec l’aide de l’État, en font supporter le prix fort aux populations.

On ne résoudra pas les questions environnementales sans résoudre les questions sociales.

Le devenir de la filière automobile française ne peut plus être aux seules mains des dirigeants d’entreprises et des politiques qui les accompagnent.

Les politiques se doivent d’être au service du bien commun, de l’intérêt des populations et de l’environnement.

  • La filière automobile française doit-elle conforter son activité au seul service de la production de dividendes pour une poignée de nantis, usant par ailleurs de fonds publics colossaux ?
  • Ou répondre aux besoins des populations conjuguant progrès sociaux, environnementaux et aménagement du territoire ?

C’est cette question que la CGT se doit de mettre en débat dans les départements et au niveau national pour le devenir de milliers d’entreprises et d’emplois en France.

Aussi, c’est bien toute la CGT qui doit s’emparer des enjeux de la filière qui représente plusieurs milliers d’emplois en Normandie, dans les TPE, PME et PMI largement implantés dans les 5 départements, ainsi que les emplois induits qui subiront les politiques.

Ordre du jour

Accueil café 9H15
9H30 Quelles perspectives CGT dans la filière automobile ?

Présentation et débat avec la présence de Denis BREANT pour la FTM -filière automobile, présence de camarades des GMS et David GILSTAU SAM AVEYRON.

12h30 Repas pris en commun

14H30 Débat public salariés, syndicats, élus et population
Animé par Michel DUCRET région métallurgie, En présence de Nathalie BAZIRE co-pilote du collectif confédéral CGT industrie, Elus politique de Normandie.

17H00 Fin des travaux

Michel DUCRET,
Animateur régional FTM Normandie
Lionel LEROGERON,
Secrétaire du Comité Régional CGT Normandie

Repère revendicatif

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